Dans le récit que nous avons construit, Chronosphère en 2040 c’est une entreprise de 350 employé-e-s et 350 millions de chiffre d’affaires, portée par un slogan « la montre qui a un temps d’avance ». La direction était représentée par Alain Moser, directeur des écoles Moser, Chantal Peyer, co-fondatrice du Hub des possibles et Alisée de Tonnac directrice de seedstars.
C’est aussi une entreprise qui au fil des années a innové en
🔸 lançant des montres circulaires de luxe (dès 2028)
🔸ouvrant son capital sous forme de Chronocoins en 2031, afin de se recapitaliser tout en gardant son indépendance
🔸ajoutant la valeur d’impact positif à sa charte, en 2034, afin de penser toutes ses décisions à l’aune des limites planétaires.
Mais dans notre récit Chronosphère a aussi dû faire face à de nombreux défis, comme l’impact de l’IA sur les métiers de l’horlogerie, la contraction des marchés américains et la concurrence des marchés asiatiques qui a obligé la firme à licencier 150 employé-e-s en 2031.
Lors de cette soirée d’Assemblée générale de l’avenir, le public dans la salle représentait les actionnaires de la firme et il a dû prendre position sur quatre résolutions proposées par le conseil d’administration de Chronosphère, représenté par Elodie Lombard (ID Geneve), Fabio Monte (QoQa), Jonathan Normand (BLab Switzerland), Sara Gnoni (The Positive Project) et Christophe Barman (Loyco).
Alors comment ont voté les actionnaires? Ils ont accepté deux résolutions du conseil d’administration:
🔸renoncer totalement d’ici 2043 aux diamants issus des mines au profit des diamants synthétiques et recyclés, avec un programme de soutien aux communautés minières impactées
🔸la transition à un système de gouvernance partagée, qui permet de faire face avec plus d’agilité et de créativité au changement
Mais les actionnaires ont par contre refusé deux résolutions:
🔸délocaliser la fabrication de bracelets et d’emballages à Shenzen, afin de les produire avec des déchets végétaux locaux et d’accroître leur circularité.
🔸donner une voix à la nature au conseil d’administration, via une intelligence artificielle éthique qui pourrait faire comprendre différentes perspectives du vivant.
Les raison de cas deux refus ont été diverses. Pour certains actionnaires les propositions allaient trop loin, remettant en question la dimension exclusive du luxe « Swiss made », pour d’autres elles n’allaient pas assez loin. Quoi qu’il en soit, la discussion a démontré la nécessité pour nous tous et toutes de débattre de ces enjeux d’avenir!
Pour revoir la soirée en vidéo, c’est ici: Vidéo de l’AG de l’avenir
Assemblee générale de l’avenir photographie le lundi 24 novembre 2025 a Genève. (VOLLTOLL / Manuel Lopez)













